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Preview : Découverte de One More Gate, roguelike à la sauce Ankama

Via une courte démo, Ankama dévoile One More Gate, son roguelike au tour par tour centré autour d'Oropo. Et ce n'est pas mal du tout.

Preview : Découverte de One More Gate, roguelike à la sauce Ankama

Ankama retourne dans le jeu solo avec un roguelike dans l’univers du Krosmoz : One More Gate. Vous y incarnez Oropo, antagoniste de la saison 3 de Wakfu, aussi perdu que nous concernant son histoire. Mais que donne la démo de cette nouvelle création du studio ?

Ce test de One More Gate a été réalisé avec une version démo fournie par l’éditeur.

Ankama présente un roguelike solo : One More Gate

One More Gate a d’abord été présenté à la Krosmonote 2021, sous l’appellation « Une légende Wakfu ». Si le court teaser a surtout été retenu, l’interview des développeurs dévoilait de nombreuses informations supplémentaires du côté des systèmes de jeu voire des personnages jouables. Echo, dirigeante de la Fratrie des Oubliés, avait alors le droit à sa propre apparence aux côtés d’Oropo.

Une première démo est désormais disponible pour la Steam Néo Fest. Habituellement sur les temps de l’E3, cette dernière permet la mise en avant de démos et de jeux à venir. On apprend par ailleurs selon l’article Ankama qu’une early-access plus complète arriverait d’ici la fin de l’été 2022. Dans un avenir plus proche, une autre version sera aussi jouable lors de Japan Expo Paris 2022. Attention, le jeu ne sera pour l’instant accessible sur l’Ankama Launcher et Steam que temporairement, jusqu’au 20 juin.

Un peu de vent frais dans le Krosmoz

One More Gate est un roguelike, plus précisément un roguelite. Vous allez mourir et perdre certains éléments à chaque tentative. Cependant, l’enjeu se situe sur le « pas tous », puisqu’en gardant vos niveaux et compétences, vous continuez d’évoluer à chaque parcours d’une série de salles. Il s’agit de la principale qualité d’un roguelite, là où un roguelike classique ne vous laisse qu’avec la connaissance comme seule arme, comme Spelunky. Des boosts s’obtiennent ici également via un village central, servant de hub entre chaque tentative.

Le village-hub, déjà prêt à s’agrandir

Le système de combat continue la lancée tour par tour d’Ankama. Votre personnage alterne ses actions avec les ennemis sur un format assez classique. Cependant, on sent une envie de rendre le tout plus nerveux qu’un Krosmaga ou un Waven. One More Gate hérite ici d’un système de cartes à piocher à chaque tour. Vos actions sont limitées et suivent un cycle, vous permettant de progressivement agir de plus en plus. Au bout de celui-ci, vous occasionnez un « perfect » et débloquez un sort ultime bonus. Le but est d’optimiser vos actions pour arriver à infliger suffisamment de dégâts aux monstres tout en évitant d’en prendre trop. En effet, votre vitalité ne se réinitialise pas entre chaque combat et impose d’être vigilant dans toutes les situations.

Le tour par tour sans retour arrière

Votre progression se fera au fil d’affrontements et de salles de préparation : boutiques, don des dieux, cadeaux… L’aventure en solo permet un bien meilleur dosage de la fluidité des combats et séries avec une bonne adaptation, de quoi plaire aux réfractaires des deux anciens jeux cités précédemment. Comptez environ 90 minutes pour atteindre le bout de la démo, centrée essentiellement sur la présentation des systèmes et mécaniques centrales.

Côte graphique, One More Gate suit une direction 2D dans des environnements 3D, avec une patte artistique efficace pour se séparer de l’existant. Si les interfaces restent « oubliables », l’esthétique globale ne l’est pas et joue bien du redesign d’anciens monstres du Krosmoz tout en proposant une alternative par rapport aux autres directions artistiques d’Ankama. En plein écran, le rendu est étonnamment fluide à l’exception du personnage principal, à la course étrange.

Des effets à connaître, maîtriser et améliorer

Fait peu commun côté Ankama, le jeu se destine à une version console, sur Nintendo Switch, et intègre ainsi des contrôlées à la manette. Une option assez notable puisque dépassant très largement l’option souris, allongeant les actions faute de raccourcis clavier. En bref, c’est intuitif, c’est clair, ça répond bien.

Au cours de la démo, on prend rapidement goût aux différentes idées posées. Ankama et ses équipes maîtrisent parfaitement le format du tour par tour, notamment le thème clef du placement. De Wakfu Raiders à Waven, en passant par Dofus, celui-ci a toujours une importance et l’exploiter récompense toujours le joueur. Sur une ligne de gauche à droite, certains ennemis sont plus mortels que d’autres. Ainsi, vous devrez choisir le bon moment pour « bousculer » l’ordre des actions. Même sur un bestiaire réduit, l’évolution des monstres est bien dosée, déguisant la démo en tutoriel allongé. Les Bouftous sont donc de très bons premiers monstres sans alourdir l’expérience, avec 3 paliers notables.

Une carte auto-générée imposant une certaine réflexion

Une base à la fois riche et intéressante

One More Gate doit à la fois intégrer le genre du roguelike tout en apportant une différenciation suffisante par rapport aux autres. Sur ce point, mourir n’est pas frustrant ; au contraire. Les évolutions au fil des runs se ressentent et sont confortables dès la deuxième. Le principe des runes est assez équilibré, et correspond bien à la norme du genre. Un principe aussi simple que la récolte de passifs en combat mais bien exécuté et ayant un réel impact sur votre route.

On notera surtout les bonnes idées comme le deckbuilding ou le magasin en cours de route, diversifiant les routes possibles. Il semblerait que le theorycraft sera encore une partie importante d’un jeu Ankama, puisque les cartes à piocher chaque tour sont limitées. Vous devrez choisir entre le risque de se spécialiser quitte à être bloqué sans les bonnes runes ou garder un deck généraliste au coût de son efficacité. A noter que cet aspect risque de se complexifier davantage avec les futures nouvelles cartes, le set de la démo n’étant qu’un extrait des possibilités proposées par le game design.

Pour les amateurs de lore, la démo ne dévoile qu’un minuscule soupçon de l’histoire. Pas de fratrie ou de Dame Echo ici, Oropo est seul dans son village, avec un mystérieux marchand Eli(a?)otrope. Une exploration intéressante de ce point réside dans les statues et cadeaux des Dieux, avec un impact dans le gameplay équilibré, tout en étant justifié côté lore. Un rappel délicat que l’histoire se tient dans le Krosmoz.

Un air si familier…

Côté équilibrage, il est assez dur de se projeter en ayant peu de contenu pour juger. Le coût des améliorations dans la boutique est difficile à estimer par exemple. Il n’y a qu’un seul niveau, et cela se ressent. On devient trop vite trop fort, d’autant qu’aucun boss ne met de vraie limite de puissance chez les monstres. La mécanique de poison peut sembler forte mais pourrait très bien être inefficace contre de nouvelles familles (Bworks ou Chafers, selon les annonces de la Krosmonote).

Simple, efficace, obligatoire

Enfin, format démo oblige, des défauts jonchent l’expérience sans pour autant y nuire. En effet, ces derniers se situent plutôt du côté interface, avec un manque de clarté de certaines mécaniques ou d’adaptation aux contrôles utilisés. L’interface de deckbuilding reste peu intuitive, voire inutilisable avec une manette. Toujours sur la maniabilité, un Dash lors des déplacements arrive rapidement comme manquant. Oropo, surtout à la souris, atteint une vitesse de pointe trop vite. Ses mouvements rendent finalement l’expérience hors combat moins fluide qu’en mode tour par tour (toutes proportions gardées).

La preview de One More Gate en résumé

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C’est bien parti

One More Gate est un projet intéressant. Bourré de bonnes idées, le jeu présente un gameplay novateur pour le Krosmoz et une DA agréable sans pour autant partir en révolution. Il montre un game design très compétent et pose une structure solide pour son évolution qui sera très rapide en 2022. Une surprise agréable que n’attendaient peut-être pas les fans d’Ankama ou de roguelike.

Aussi accessible via l’Ankama Launcher

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