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Découverte : Moonbreaker, le jeu de figurines stratégique

Un projet audacieux qui a le mérite de montrer son amour pour les figurines.

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Fort du succès de Subnautica à travers le monde, Unknown Worlds s’est focalisé sur une suite dans les années qui ont suivi. Et si Subnautica Below Zero reste un excellent titre, il était temps pour les développeurs de changer d’air. Ils n’y sont pas allés de main morte, troquant le jeu de survie en temps réel pour de la stratégie au tour par tour. Mais Moonbreaker c’est plus que cela, dévoilant un amour pour le jeu de rôle et les figurines.

Un coup de cœur ou un coup de gueule ? Une envie, une passion du moment ? La rédaction vous invite à découvrir un jeu, qu’il soit récent ou non, et vous incite à y jouer, ou non.

Beaucoup de stratégie mais peu d’explications

Malgré son média, Moonbreaker est un jeu de plateau stratégique dans lequel les joueurs s’affrontent à l’aide de figurines. Chacun d’eux dispose d’une armée composée de 10 membres d’équipage et 1 capitaine. C’est ce dernier qu’il faut tuer sur le terrain pour mettre fin à la partie. Mais ce n’est pas une entreprise facile car chaque unité dispose de compétences capables d’épauler leur chef. Encore faut-il pouvoir les jouer pour en profiter cependant.

Au début d’une partie, seul le capitaine est présent sur le terrain. Il va falloir déployer les membres d’équipage petit à petit, tandis que notre compteur de Lapili augmente. Cette ressource ne sert d’ailleurs pas qu’à invoquer des unités, mais permet également d’utiliser les compétences des figurines. Autant dire que si la prise en main est assez facile, on se retrouve vite noyé sous les informations à retenir. Un détail qui va rendre plus difficile la création de son premier groupe.

En plus de devoir fouiller les différents effets et bonus des créatures, il faut également chercher la synergie pour ne pas se retrouver avec des unités trop faibles sur le terrain. De même, chercher les créatures les plus puissantes n’est pas intéressant, puisque leur coût en Lapili est trop élevé. Ce que l’on cherche est donc un équilibre qui permet de profiter de la mêlée et de la distance. Mais il reste possible de créer des synergies un peu plus loufoques, avec par exemple un poseur de bombes et une machine qui va attirer les ennemis dedans.

Une collection modeste mais un bon début

Évidemment, dans un jeu qui met en avant des figurines, la collection est une partie importante de l’expérience. Si, pour son lancement en Early Access, le nombre d’unités est assez modeste dans Moonbreaker, il n’en reste pas moins suffisamment large pour créer librement ses propres stratégies. Et pour obtenir ces 41 figurines, deux options s’offrent aux joueurs : la piste de saison (pass de combat) ou la boutique. Certains capitaines y sont mis en avant, de même que des packs de boosters.

C’est dans ces derniers que les membres d’équipage se trouvent, et peuvent être obtenus dans l’une des 5 raretés disponibles. Pas de quoi s’inquiéter cependant, une figurine, d’une rareté à une autre, n’a droit qu’à des changements cosmétiques. Il n’est pas question d’augmenter ses statistiques de base ou d’avantager ses compétences. Un argument d’autant plus convaincant que la personnalisation de son équipe est un élément phare du jeu.

Bienvenue au 41è millénaire

Inspiré des jeux de plateau à figurines existants, Moonbreaker en reprend également un des codes principaux : la peinture. C’est une des fonctionnalités les plus mises en avant lorsque l’on est en jeu, et on comprend vite pourquoi. Contrairement à celles d’un WARHAMMER 40,000 par exemple, un raté peut vite être effacé. On pourrait croire que peindre à l’aide d’une souris serait particulièrement difficile, mais les développeurs ont pensé à cela. Il est possible de choisir une zone que l’on peut bloquer, et qui sera la seule peinte.

Grâce à cela, pas de débordement, et pas besoin d’une tablette graphique pour obtenir un résultat satisfaisant. Les quelques outils présents offrent également une bonne diversité pour les teintes. En plus de la peinture classique, il est possible d’utiliser le lavis pour intensifier une couleur, le brossage à sec, l’aérographe ou le pointillé. Chaque figurine peut être unique, même si celles proposées de base restent d’excellentes factures.

Cependant, c’est aussi un système qui montre vite ses limites dans cet Early Access. Les couleurs ne sont pas très diversifiées, et il n’est pas possible de les assombrir ou de les éclaircir. On ne peut que changer la taille du pinceau ou l’opacité d’une couleur. De même, il n’est pas possible de créer des couleurs personnalisées. Seule la palette de base est disponible, et il faut se débrouiller avec.

Les débuts de Moonbreaker sont très prometteurs. C’est un jeu à la dimension stratégique très poussée. S’il peut être un peu redondant, chaque nouvelle partie reste unique, due en grande partie à la distribution aléatoire de l’équipage sur la carte. Les prochains membres et capitaines devraient aider cette diversité en offrant de nouvelles synergies. On attend cependant d’en voir plus concernant la peinture, la fonctionnalité n’étant pas encore trop poussée.

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