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Ca y est, les Terres enneigées de la Couronne sont disponibles. Voici donc le Pass d’extension de Pokémon Épée et Bouclier complet et l’heure du test. Le premier DLC d’une franchise souvent critiquée pour son immobilité et son manque d’innovation. Est-ce que la donne a changé avec ces deux aventures ? Comme souvent avec Pokémon, le résultat est en demi-teinte.

Le test du Pass d’extension de Pokémon Épée et Bouclier a été réalisé à partir d’une version commerciale. Il se concentre avant tout sur le contenu des DLC, et non du jeu originel.

Pour comprendre au mieux ce duo d’extensions, il convient de faire quelques pas en arrière pour revenir sur le jeu de base. Sorti à l’automne dernier, Pokémon Épée et Bouclier a fait l’objet de nombreuses critiques au sein de la communauté. Pourtant, le titre apportait la première innovation majeure depuis bien longtemps. Les Terres Sauvages, cet espace de liberté où l’on peut se déplacer à sa guise, tout en déplaçant la caméra. Presque la première fois que l’univers de Pokémon apparaissait crédible en jeu.

Mais cette nouveauté était noyée dans un jeu prisonnier de sa propre formule, encore et toujours resservie par Game Freak. Une aventure dans un long couloir, où le joueur n’a pas le droit de faire un pas de côté sous peine de se faire rattraper par un PNJ pour le remettre sur le droit chemin. Si l’on ajoute à cela des graphismes à la peine, les polémiques sur la méga-évolution ou le Pokédex National (voir ci-dessous), le bilan aux yeux des fans n’était guère reluisant.

Le Pokédex National, cheval de bataille de la communauté

Si vous demandez à un fan de Pokémon le plus gros défaut des versions Épée et Bouclier, il a de grandes chances de répondre le Pokédex National. Annoncé en catimini par Game Freak, il interdit l’accès à Galar à toutes les espèces qui ne sont pas présentes dans le jeu. En gros, collectionnez tous les Pokémon, transférez les de génération en génération, mais pas ici, là l’entrée est sur invitation. Alors évidemment, tout ceci n’était pas gratuit. Cette sélection devait permettre aux développeurs de se concentrer sur un nombre restreint d’espèces, pour mieux travailler graphismes et animations.

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Au final, certains modèles 3D ont certes été travaillé, mais le résultat est bien loin du compte. Les ips du jeu fondent comme neige au soleil devant un Pokémon volant. Certains modèles font déjà dépassés. Et pire, les animations des attaques en combat semblent pensées pour fonctionner seulement avec une ou deux espèces. Tant pis pour le reste du casting.

C’est dans ce climat de défiance extrême et inédit pour la franchise que Game Freak annonçait en début d’année le Pass d’extension. 2 aventures inédites qui viendraient compléter le titre, enrichir le Pokédex ou ramener certaines espèces oubliées. Et surtout apporter de nouveaux biomes, à l’exploration cette fois-ci entièrement libre. Plus question de racheter un nouveau jeu et recommencer une énième fois la même aventure pour avoir du contenu inédit.

L’île solitaire de l’ennui

La première partie, l’Ile solitaire de l’Armure, répondait exactement à ce postulat. Voire un peu trop. Si l’on exclut la quête des Taupiqueur à mèche blonde, dispersés un peu partout sur l’île, ce DLC est dans la ligne directe de la saga depuis toutes ces années. Une histoire principale creuse, qui se contente d’aller-retours entre deux points pour déclencher des dialogues. Ajoutez une poignée de combats contre des dresseurs et le tour est joué.

En somme, Isolarmure n’introduit qu’une seule nouvelle famille de Pokémon. Alors oui, l’île est globalement réussie, et disposait de paysages variés. Mais pour un pack vendu 30€ (contentant les deux extensions), le résultat laissait un goût amer. On retrouve les mêmes problèmes de caméra qui plombaient les Terres Sauvages de Galar. Pour seulement deux à trois heures de jeu, hors collection de la centaine de Pokémon autorisé à traverser la frontière.

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Wushours, seule nouvelle famille de Pokémon dans Isolarmure

Viennent alors les Terres enneigées de la Couronne. Une aventure dont beaucoup n’attendaient plus rien, vu la déception de la première. Surtout après une énième communication ratée de Game Freak, qui se contentait de promettre le retour de tous les légendaires de la saga.

Le froid lui va si bien

Pourtant, ce DLC a un mérite inattendu. Il tente des choses. Alors, ne nous enflammons pas non plus. Cela ne révolutionne pas la franchise, d’autant qu’il ne s’agit ici que d’expéditions annexes. Mais la quête principale, tournant autour du Pokémon légendaire de la zone, Sylveroy, sort de l’ennuyeuse routine. Il va falloir interagir avec des PNJ pour récolter des indices, se déplacer de zone en zone pour effectuer autre chose qu’un combat. Mieux encore, le jeu en profite pour développer une histoire et raconter quelque chose. C’est basique, la norme dans la plupart des RPG de nos jours, et très court, mais Pokémon s’y refusait depuis bien longtemps pour sa série principale.

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De ce fait, il devient facile d’imaginer cette zone comme le contenu endgame digne de ce nom absent depuis de nombreux titres. Avec ses légendaires à capturer à travers différentes énigmes – près d’une dizaine – mais également ses nouvelles fonctionnalités. Les expéditions Dynamax proposent un contenu PvE réalisable en groupe, et permettent de récupérer tous les Pokémon légendaires existants ou presque. Tandis que le Tournoi des Stars de Galar est là pour ceux qui auraient cet étrange fétichisme qui les fait adorer les combats de dresseurs contre l’IA.

Evidemment, nous sommes toujours dans un jeu Pokémon, et des mécaniques basiques sont une nouvelle fois mal pensées. Comme le fait qu’il n’est possible de capturer qu’une seule fois chaque légendaire dans les expéditions Dynamax. Une information que le jeu évite soigneusement de dévoiler avant que vous n’y soyez confronté. Ou l’idée saugrenue qui veut qu’un Pokémon chromatique ne soit visible qu’après les 15-20 minutes de gameplay, et pas en combat. Et l’on ne parlera même pas des 250 Pokémon qui sont toujours exclus de Galar.

Un pas vers le futur ?

L’essentiel est ailleurs. Ce DLC de Pokémon donne de l’espoir. L’espoir que les équipes de Game Freak aient enfin compris ce que devait proposer un RPG en 2020. De voir une formule rongée jusqu’à l’os enfin renouvelée. De voir un jour un jeu complet sortir du studio, et offrir à la franchise cet épisode référence qui lui fait défaut depuis si longtemps.

Des espoirs qui ont autant de chance de survivre jusqu’au prochain jeu majeur qu’un hérisson en plein milieu de l’autoroute, certes. Mais Pokémon est prisonnier de sa routine depuis tellement longtemps qu’une lueur d’espoir, même minime, doit être signalée.

Ce que l’on a aimé :

  • Des environnements variés et plutôt réussis
  • La liberté d’exploration
  • Des quêtes diversifiées, au moins dans la deuxième partie du DLC
  • L’impression d’avoir enfin un jeu complet
  • L’espoir de voir la formule évoluer un jour

Ce que l’on n’a pas aimé :

  • Une durée de vie extrêmement courte
  • Certaines mécaniques encore bloquées 10 ans en arrière
  • 250 Pokémon encore oubliés
  • Les combats contre les dresseurs quasiment supprimés
  • Cela fait cher du safari

Voilà notre test complet pour le Pass d’extension de Pokémon Épée et Bouclier, vous pouvez retrouver toute l’actualité du jeu vidéo et de l’esport sur Gamosaurus.

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