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Test de Doctor Who The Edge of Reality : Manque de temps pour le Docteur

Sauvez l'univers et le temps en empêchant le virus de Réalité de réinitialiser votre existence... Enfin, si le jeu vous le permet.

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Nouveau jeu dans l’univers de Doctor Who, The Edge of Reality vous propose de sauver l’univers dans la peau d’un compagnon du Docteur. Véritable aventure digne de ce nom, ou nouvel échec de la licence ? C’est la question à laquelle nous allons apporter des éléments de réponse dans ce test.

Ce test de Doctor Who: The Edge of Reality a été réalisé sur PC avec une version commerciale.

Reprenant l’histoire de The Edge of Time, édition VR du même studio de développement (Maze Theory), The Edge of Reality ajoute un peu de contenu. Ceux qui ne sont pas adeptes de la réalité virtuelle peuvent ainsi profiter de l’expérience sur consoles et PC avec un gameplay adapté, de nouveaux monstres et un monde à explorer. C’est en tout cas l’objectif du jeu.

Une aventure en demi-teinte

The Edge of Time n’avait pas su séduire les fans de la licence. Et c’est probablement dans l’esprit de corriger le tir que le développement de The Edge of Reality a eu lieu. Malheureusement, réexploiter la même histoire a probablement eu le même effet que de se tirer une balle dans le pied.

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Et oui, se tirer une balle dans le pied est une mauvaise chose.

Bien qu’utilisant correctement les éléments de l’univers avec les ennemis emblématiques (Daleks, Cybermens, Anges) et vous permettant de rencontrer le treizième et le dixième Docteur (avec les voix de Jodie Whittaker et David Tennant), le titre n’arrive pas à convaincre. L’histoire manque de profondeur et même les cinématiques et les dialogues, souvent placides, ne font pas l’affaire.

Votre but en tant que nouveau compagnon temporaire du Docteur est de l’aider à sauver l’univers tout entier en luttant contre un virus qui altère la réalité. Vous vous retrouvez dans une vue à la première personne, avec pour seules possibilités le fait de ramasser certains objets – la plupart inutiles – et d’activer quelques boutons. Plus tard, vous aurez la joie de posséder votre premier Tournevis sonique, qui ne sera utile que lorsque le jeu lui-même vous proposera de l’utiliser. Le tout est extrêmement dirigiste, bien que vous puissiez vous déplacer (presque) librement à l’intérieur des différents niveaux.

Niveau gameplay, rien de mieux. Entre puzzle game, objets cachés et jeu d’infiltration mal pensé (lorsque vous tentez d’échapper à la vue des Daleks ou Cybermens), le jeu ne sait pas comment conserver votre attention. Quelques objets à collectionner tentent d’attraper votre intérêt mais n’ont absolument aucune utilité dans votre aventure. Au final, après quelques sursauts lors de votre rencontre avec les Anges, vous terminez le jeu avec environ 80% des collectibles en moins de 4h si vous savez viser avec un Dalek. Enfin, si les bugs ne vous empêchent pas d’en venir à bout.

Bugs-city

C’est là que le bât blesse. Une aventure moyenne mais permettant de profiter de l’univers du Docteur aurait pu être acceptée. Les manquements en terme d’optimisation et de qualité graphique pourraient aussi être pardonnables… si le jeu était jouable dans de bonnes conditions. Mais ce n’est pas le cas ici. Lors de notre test de Doctor Who: The Edge of Reality, il nous a fallut reprendre le jeu à zéro après la suppression inopinée d’une sauvegarde.

Il fut également difficile d’arriver au bout de l’histoire, l’un des derniers niveaux ayant tendance à freeze et à vous empêcher de vous déplacer lors d’une course-poursuite avec un Cyberman. Ajoutez à cela les divers bugs de collisions, une physique peu appropriée et une précision complètement à l’Ouest. Il vous faudra donc une certaine patience pour ne pas abandonner le Docteur entre deux voyages.

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Nous avons été avertis de nos chances de survie pendant ce test de Doctor Who: The Edge of Reality.
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Il faut le dire, même si ce n’est pas au goût des Anges…

Cependant, tout n’est pas à jeter. Dans les 4 jours qui ont suivi la sortie du jeu, de nombreux correctifs ont déjà été apporté. À la sortie, il était impossible de modifier la sensibilité de la souris ou de la manette et de modifier les commandes. Des défauts corrigés aujourd’hui, bien que cela ne fonctionne pas encore parfaitement. On peut donc encore espérer que ces bugs et erreurs soient dues à une sortie prématurée, et que les correctifs améliorent l’expérience.

Car, oui, c’est une vérité, le jeu est moyen. Mais l’univers reste bien amené, avec une ambiance sonore, quelques touches d’humour et des rebondissements peu prévisibles. Il y a eu de bonnes idées, qui ont probablement été mal réalisées. Le temps de vie du titre reste peu flatteur, surtout pour ceux ayant déjà profité de l’expérience en réalité virtuelle. Mais même si l’ensemble ne fut pas de tout repos, l’expérience est restée agréable en dehors des bugs.

Le bilan du test

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De bonnes idées mal utilisées.

Loin de la qualité de la série Doctor Who, The Edge of Reality propose tout de même une aventure qui aurait pu être intéressante si elle avait été plus longue. Les trop nombreux bugs entachent cependant l’expérience, donnant cette impression de trop peu, trop vite. Les correctifs pourraient peut-être corriger le tir.

Les points forts

  • Un univers unique, vous permettant de rencontrer le dixième et le treizième Docteur avec les voix originales.
  • Le plaisir de se retrouver confronté aux Daleks et aux Cybermens, sans parler des Anges qui remplissent parfaitement leur rôle.
  • Des correctifs assez rapides avec des tentatives pour ajouter des options et autres réglages.

Les points faibles

  • Une histoire reprise de The Edge of Time, une édition VR du même studio.
  • Des bugs de sauvegarde mais aussi dans le déroulement de certains niveaux.
  • De nombreux problèmes de collision et de physique du jeu.
  • Beaucoup de réglages et d’options manquants le jour de la sortie.
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