Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
post

Test de Bloodhunt, un battle royale rafraîchissant

Parcourez les rues de Prague, armez-vous et buvez le sang des innocents pour vous préparer à la bataille contre les autres clans.

vignette-vampire-the-masquerade-bloodhunt-test-fps-battle-royale-jeu-de-tir-sharkmob-ab-pc-playstation-5-ps5

Depuis sa création en 1991, l’univers de Vampire: The Masquerade n’a cessé de se développer. Explorant divers styles dans le jeu vidéo depuis le début des années 2000, il était temps, en 2022, d’accueillir le premier battle royale de la licence. Mais dans ce milieu très compétitif, est-il encore possible qu’un petit nouveau trouve sa place ? Si ses bases sont similaires aux autres jeux du genre, Bloodhunt a de véritables qualités qui nous ont sauté aux yeux lors de ce test.

Ce test de Vampire: The Masquerade – Bloodhunt a été réalisé sur PC.

La chasse sanglante peut débuter

Bloodhunt propose deux modes de jeu différents, mais aux bases identiques. Le premier, le battle royale, fait s’affronter des équipes de 3 joueurs dans les rues de Prague. L’objectif est d’être la dernière équipe en vie en utilisant tous les outils à disposition pour se renforcer. Lorsqu’un allié meurt, il peut être ressuscité en se rendant à des points précis sur la carte, et reviendra avec un équipement basique.

Le second mode de jeu offre plus de liberté, notamment en ce qui concerne l’exploration de la ville. Dans la Chasse au sang, les 45 joueurs bénéficient de 2 vies pour dominer Prague en éliminant leurs adversaires. Rien de tout cela n’est vraiment révolutionnaire, mais ils sont suffisamment bien travaillés pour laisser les particularités du gameplay briller.

vampire-the-masquerade-bloodhunt-carte-choix-apparition
Le choix du point d’apparition est primordial pour faire un bon début de partie

Dès les premiers instants, le jeu s’éloigne des autres productions du genre. Il n’est pas question de se parachuter depuis les cieux, mais bien de choisir son emplacement de départ. Si cela n’a l’air de rien, cette particularité permet, à l’aide d’un sonar, de se replacer sur la carte pour éviter le danger ou l’affronter. Avant même de pouvoir choisir son vampire, chaque joueur doit décider en 15 secondes où commencer.

Un gameplay stratégique en tout instant

Même s’il est un FPS en temps réel, Bloodhunt met le focus sur la stratégie dans son gameplay. Chaque décision est importante, que ce soit l’archétype incarné, l’emplacement de départ, l’équipement à privilégier ou même les mortels à mordre. Rien ne doit être laissé au hasard, et pourtant le jeu sait rester nerveux et efficace malgré ces contraintes. Choisir sa classe, c’est choisir un style de jeu qu’il vaut mieux respecter pendant la partie.

Chaque clan possède deux archétypes distincts, dont la compétence vient souligner sa spécialisation. Seul les Ventrue n’ont qu’une seule classe, l’Exécuteur, se ruant dans la mêlée. Face à eux se dressent les Brujah, particulièrement efficaces pour le combat au corps à corps, les Nosferatu, ayant la capacité de se fondre dans les ténèbres de la nuit, et les Toréador, préférant garder leur distance pour être en sécurité.

vampire-the-masquerade-bloodhunt-roster-clans-archetypes
Chaque archétype possède un pouvoir unique en plus de celui partagé par son clan

L’arsenal doit donc pouvoir s’adapter à l’archétype choisi, mais les résonances de sang également. Partie majeure de l’expérience Vampire: The Masquerade, certains mortels renferment des pouvoirs en eux. Boire leur sang permet de renforcer les compétences désignées, jusqu’à 3 améliorations au début. Pour débloquer des points supplémentaires, il va falloir effectuer des diableries, c’est-à-dire exécuter des adversaires au sol en les vidant de leur sang.

Les joueurs incarnent des vampires, un aspect pleinement exploité par les différentes mécaniques de jeu. Prague regorge de mortels, des PNJ, à attaquer et vider de leur sang pour renforcer les compétences de son avatar. Mais il ne faut pas se jeter sur le premier passant venu, car au moindre signe suspect ces derniers n’hésitent pas à s’enfuir, vous révélant sur la carte. Et cela ne se limite pas qu’au meurtre, puisqu’user de l’agilité surnaturelle des vampires pour grimper aux murs est tout aussi risqué. Néanmoins, cela permet d’ouvrir encore plus le terrain de jeu, exploitant les rues de la ville ainsi que ses toits pour progresser.

Quand le level design se met au service du gameplay

En faisant se dérouler l’action dans la capitale de la Tchèquie, Bloodhunt profite pleinement de la verticalité offerte par son gameplay. Mais cela permet également de proposer deux espaces de jeu distincts : les rues, étroites et souvent très courtes, et les toits, plus ouverts. S’adapter à son environnement a rarement été aussi important, tant pour éviter ou prendre les escarmouches, que pour couvrir ses arrières.

vampire-the-masquerade-bloodhunt-utilisation-de-la-verticalite-en-combat
La verticalité est une part importante du gameplay de Bloodhunt, mieux vaut en profiter

La carte cache également de nombreux atouts qui peuvent parfois s’avérer salvateurs. On retrouve ainsi des camps d’Entités, un groupe armé de l’Église venu terrasser les vampires, où vous attendent de nombreux ennemis mais également des trésors. Cependant, les attaquer révèle la position, rendant l’opération assez risquée en début de partie. De la même manière, certains magasins ou camions peuvent être pillés, au risque de déclencher l’alarme.

Mais en fin de partie, ce sont le plus souvent les petites ruelles qui deviendront de véritables atouts. Tandis que la plupart préfèrent se déplacer de toits en toits, progresser au sol permet de rester discret. Certains buissons offrant même une cachette parfaite pour attendre le moment opportun. Et si quelques petits problèmes surviennent par moment, évoluer à Prague en tant que vampire peut s’avérer attrayant.

Une technique en demi-teinte

Et des problèmes, Bloodhunt en a quelques uns qu’on ne peut pas ignorer dans ce test, surtout lorsqu’ils peuvent entacher l’expérience de jeu. Il n’est pas un meilleur battle royale qu’un autre. Si son gameplay atypique à de quoi intriguer, le feeling de certaines armes, notamment les fusils à pompe, est à la ramasse. L’impact des balles ne se fait pas ressentir, pas plus que la puissance des coups. Seuls le katana et les lames du fléau sont grisants à utiliser, mais demandent de s’exposer.

vampire-the-masquerade-bloodhunt-lames-du-fleau
Les lames du fléau sont rapides et meurtrières mais forcent à foncer dans le tas

Outre cela, le jeu a une qualité visuelle très inégale selon les environnements. On trouve par exemple des textures très détaillées sur les vêtements et les bâtiments, mais des feuillages qui font peine à voir. Enfin, c’est le cas lorsque les textures pensent à se charger au lancement d’une partie. Quelques bugs de collision subsistent également, rarement gênants, mais certains pourraient vous décoller d’un mur pour vous propulser quelques mètres plus loin.

Ce n’est ni un jeu parfait, ni un battle royale d’un nouveau genre. Bloodhunt capitalise sur une formule qui marche tout en s’intégrant parfaitement dans l’univers de Vampire: The Masquerade. Il offre cependant une option supplémentaire pour les amateurs du genre, avec un gameplay aux mécaniques innovantes. Sans s’accabler d’ambitions dantesques, le jeu va à l’essentiel, ce qui en fait une expérience plaisante et bienvenue pour changer d’air. Espérons seulement que le contenu sera aussi régulier que les saisons de passe de combat.

Le bilan du test

gamosaurus-avis-test

Un battle royale atypique et rafraîchissant

Premier jeu de Sharkmob AB, Vampire: The Masquerade – Bloodhunt est rafraîchissant dans l’océan des battle royale. Il arrive à exploiter pleinement son univers sans pour autant dénaturer l’œuvre originale. Se balader librement dans la ville de Prague est particulièrement agréable, notamment grâce à une bonne gestion de la verticalité et l’agilité des vampires. Et même s’il subsiste quelques défauts techniques, le jeu vaut largement le détour.

Les points forts

  • Prague est bien modélisée
  • Une verticalité parfaitement exploitée
  • Des mécaniques stratégiques innovantes

Les points faibles

  • Une technique un peu à la ramasse
  • Des armes pas toujours agréables à utiliser
gamosaurus-scroll-to-top-button