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Notre test de Edge Of Eternity, le JRPG à la française

Trouver un remède à la Corrosion est la quête de Daryon et Sélène, mais leur aventure cache bien d’autres secrets.

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C’est avec un peu plus de 160 000€ récoltés sur Kickstarter que Midgar Studio se lance dans le développement d’une toute nouvelle licence. Il aura fallu attendre 2018 pour découvrir les prémices de ce jeu en accès anticipé. Si le projet était encore loin d’être terminé, les bases étaient posées. Finalement, le 8 juin 2021, Edge Of Eternity voit son dernier chapitre sortir, l’occasion parfaite d’en faire le test.

Ce test de Edge Of Eternity a été réalisé sur PC avec une version commerciale.

Alors que certains aspects pourraient avoir de quoi laisser sceptique, l’ambiance et la narration du jeu finissent vite par conquérir. Que ce soit au travers de son univers, de ses personnages ou de ses mécaniques, Edge Of Eternity est un véritable hommage aux RPG japonais.

Quand la fantaisie s’invite dans un opéra spatial

Heryon est une planète paisible vivant de magie, avec une flore et une faune rayonnantes. Mais un jour les Archélites, des envahisseurs venus d’ailleurs, ont débarqué en ce monde. Si les premiers temps étaient paisibles et ont permis de lier magie et technologie, une guerre a fini par éclater. Les Archélites, munis de vaisseaux et de machines de guerre, ont rapidement pris l’avantage. Mais le plus terrible fléau qu’ils ont répandu est la Corrosion, une maladie à la fois organique et technologique.

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Épées et boucliers se mesurent à des blindés dans cette guerre sans merci

C’est dans ce monde rongé par la guerre que Daryon évolue, cherchant un remède à la Corrosion en compagnie de sa sœur Sélène. Ce voyage permet de découvrir un monde immense où magie et technologie sont intrinsèquement liées. Les épées, boucliers ou même bâtons sont alors pleinement justifiés par la présence des cristaux qui les renforcent. Mais la cohérence de cet univers n’est jamais entachée par ce mélange des genres, le jeu profitant d’une écriture soignée.

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Un Nekaroo, l’adorable félin qui trimballe les héros dans Heryon

Et quoi de mieux pour accompagner une telle histoire qu’un monde ouvert, ou plus précisément semi-ouvert. Si la carte est très grande dans l’ensemble et qu’il est possible de la visiter presque n’importe quand, les régions sont en réalité séparées en différentes instances. Outre les zones débloquées à mesure que la quête principale avance, un système de téléportation est présent pour pouvoir voyager d’un lieu à l’autre. Malheureusement cela limite l’impact des Nekaroos, des félins chevauchables aussi mignons que pratiques. Avec leur odorat sur-développé capable de sentir des trésors enfouis et leur tête de chat, impossible de leur résister.

Un RPG classique mais satisfaisant

Mais Edge Of Eternity ne cherche pas à immerger le joueur en toute circonstance. Les combats se préparent en amont en établissant une stratégie adaptée. Que ce soit dans le choix des personnages, de leurs armes, armures ou cristaux, de nombreux outils permettent de personnaliser l’expérience de jeu. On se retrouve alors avec une multitude de combinaisons possibles, et des styles de jeu variés.

Côté combat, le tour par tour est à l’honneur, avec des cases hexagonales pouvant accueillir jusqu’à 4 entités. Chaque personnage, allié comme ennemi, génère une jauge d’ATB (Active Time Battle) qui détermine le moment où il pourra agir. Une seule action étant possible à la fois, le côté stratégique se dévoile rapidement. Alterner entre attaques au corps-à-corps et utilisation de magie devient vite obligatoire. Seulement, beaucoup de ces affrontements sont répétitifs en plus de ne pas apporter grand chose.

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Les combats regorgent d’informations à analyser pour tirer partie des faiblesses adverses

C’est l’arsenal qui se démarque particulièrement ici, avec différentes évolutions d’une même arme, chacune possédant un arbre à cristaux. Ces derniers permettent à la fois de renforcer l’arme en y ajoutant des caractéristiques de combat, mais également des compétences uniques. Toutefois, l’abondance de ces cristaux au fil de l’aventure minimise leur importance et force à rester des heures dans l’inventaire pour optimiser son équipe. Un point dommageable lorsque les autres aspects de gestion sont assez mal exploités dans l’ensemble.

Car oui, au fil de nos pérégrinations sur Heryon on récolte de nombreux matériaux utilisables dans des ateliers. Malheureusement, au-delà des armes, la création de consommables ou d’armure est bien loin d’être nécessaire. S’ils peuvent s’avérer des alliés utiles en combat, les différentes potions ou pièges se trouvent aisément chez des marchands ou dans des coffres. De même, à part pour obtenir quelques statistiques bonus, créer son armure est souvent bien plus fastidieux que d’acheter celle de faible qualité.

Les secrets du monde de Edge Of Eternity

Heryon est une immense planète sur laquelle on découvre divers environnements et structures. Si les lieux semblent pour la plupart vides, c’est avant tout à cause du scénario. Les cités et lieux ouverts regorgent de PnJ qui cherchent à échapper à la Corrosion. Les paysages extérieurs sont par conséquent épurés, offrant plus d’espace pour faire gambader les différentes créatures qui y vivent, mais également disséminer des bâtisses plus modestes et des ruines.

La direction artistique joue beaucoup dans la sympathie prêtée au titre, proposant des décors aussi variés que colorés. Il est rare de ne pas s’émerveiller face à la richesse de la palette des créateurs ayant réussi à créer un univers si vaste. Et les personnages ont également eu droit à un tel traitement, avec plus ou moins de réussite. Des deux héros mis en avant, seule Selene tire son épingle du jeu avec un caractère bien trempé et des nuances apportées à sa personnalité, la rendant ainsi bien plus humaine. A contrario, Daryon est un cliché sur pattes, arborant son côté sombre et mystérieux en tout instant.

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Selene, sœur de Daryon et prêtresse

Toutefois, et malgré de nettes améliorations depuis son lancement, Edge Of Eternity a du mal à rendre ses personnages vivants. Entre un jeu d’acteur assez mou, des expressions faciales inexistantes, des animations aléatoires ou encore des proportions corporelles dérangeantes, les cinématiques s’imposent vite comme des bouts d’histoire à subir. Cependant Midgar Studio est déjà tourné vers l’avenir, avec de nombreux correctifs prévus, mais également du nouveau contenu.

A l’heure de ce test, Edge Of Eternity n’est que l’histoire de Daryon et Selene partis en quête d’un remède contre la Corrosion, mais la fin d’année 2021 s’annonce chargée sur Heryon avec l’ajout de nouvelles créatures et quêtes, de nouveaux membres d’escouade et autres améliorations autant graphiques que pratiques. Et si cela ne suffit pas, 2022 ajoutera un endgame, un New game plus ou même la gestion d’une ferme de Nekaroos. Et autant dire que les Nekaroos sont les plus adorables félins qu’un studio ait pu imaginer.

Le bilan du test

Une agréable découverte

Si le projet paraissait très ambitieux, Midgar Studio a su garder la tête froide et offrir un titre aux aspects classiques aboutis. Sans rien inventer ni transcender, Edge of Eternity reste un magnifique hommage aux RPG japonais. Malgré quelques lacunes au niveau des personnages, la direction artistique fait un travail immense et pousse à l’émerveillement.

Les points forts

  • Une direction artistique resplendissante
  • L’univers soigné et cohérent
  • Une personnalisation complète des armes
  • Des mises à jours régulières prévues
  • Les Nekaroos

Les points faibles

  • Des personnages rigides et inexpressifs
  • Un système de combat répétitif
  • Des outils de crafting mis en retrait
  • Un monde semi-ouvert
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