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Test de Eastward : L’aventure, c’est mieux à deux

Une petite pépite indépendante annoncée, tout en pixel art.

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Développé par le studio chinois Pixpil et édité par Chucklefish, Eastward éveille la curiosité depuis bien longtemps. Il faut dire que sa direction artistique tout en pixel art soigné tape rapidement dans l’œil. Mais le titre est avant tout un jeu d’aventure où l’on contrôle deux personnages qui vont découvrir un monde dévasté par un miasme toxique. Il est donc l’heure du test pour Eastward, et voir si c’est vraiment la pépite attendue.

Ce test de Eastward a été réalisé sur PC avec un code fourni par l’éditeur.

Les premières minutes manette en main confirment l’impression visuelle. Le jeu est beau, très beau, et cet ensemble en pixel art avec éclairages 3D est du plus bel effet. Que ce soit au niveau des décors ou des personnages, l’émotion est là et l’on est facilement happé dans ce monde que l’on veut découvrir. Un univers plein de références et de clins d’œil dans tous les recoins. Un habillage soigné et prenant. Si bien que l’on oublierait presque que cet univers est au bord de l’effondrement. La surface de la Terre a été ravagée par un miasme toxique, détruisant tout sur son passage. L’humanité a dû se cacher sous terre pour survivre.

Miasme 1 – Humanité 0

C’est là que John et Sam entrent en scène. Un duo improbable entre un mineur au grand cœur et une petite fille avec des mystérieux pouvoirs. L’un est muet comme une carpe, l’autre regorge d’énergie et de choses à dire. Puisque John ne décrochera pas un mot de toute l’aventure, au point qu’il sera plusieurs fois reconnu par son silence , c’est Sam qui se chargera de la conversation. Une manière de montrer ce monde à travers l’innocence d’un enfant. Un enfant aux pouvoirs mystérieux qui peut canaliser l’énergie certes. Mais avec une candeur naturelle et une bienveillance devant toutes les situations. Et un duo attachant et qui va bien ensemble.

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Name a more choupi duo, I’ll wait

Leur aventure vers l’Est sera divisée en deux parties. Les phases d’exploration, d’action en temps réel, qui représentent la majeure partie du jeu, alternent avec des instants de narration sans aucun combat. L’occasion de découvrir une galerie de personnages aux personnalités variées. Souvent un peu cliché, mais qui ont tous leur style visuel propre. Ces passages sont représentés par la teinte grise que prend le HUD. Comme pour vous indiquer que l’heure est au scénario, et que vous reprendrez votre promenade plus tard. En découle un rythme particulier, qui peut perturber au premier abord. Surtout dans les premiers chapitres, où la trame principale peine à se mettre en route. L’écriture y est d’ailleurs poussive, comme si elle devait vous retenir avant de vous lancer dans le grand bain.

Alterner pour avancer

Évidemment, le coeur du gameplay réside dans les phases d’action-aventure. Vous contrôlez à la fois John et Sam, qui se déplacent ensemble et ont une barre de vie commune. John sera le penchant muscles, se chargeant de frapper les ennemis avec sa poêle, de pousser les obstacles ou de faire exploser des choses avec ses bombes. De son côté, Sam peut utiliser son énergie pour étourdir les ennemis ou interagir avec le décor. Il est possible à tout moment de passer d’un personnage à un autre, et même de les séparer pour qu’ils prennent chacun un chemin différent.

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Les pouvoirs de Sam seront souvent la clé des énigmes

L’occasion de résoudre les énigmes, qui demanderont souvent à ce qu’un personnage prépare le chemin pour que l’autre puisse avancer de son côté. La progression à travers les tableaux est fluide, et les casse-têtes ne sont ni trop alambiqués ni trop simples. Rien ne révolutionne le genre, mais quelques bonnes idées sont disséminées ça et là.

La bagarre à la dure

Côté combats, c’est logiquement John qui s’occupera de mettre frénétiquement des coups de poêle dans tout ce qui passe. On regrettera l’animation de frappe qui est extrêmement rigide, et vous forcera souvent à avancer jusqu’à être à portée sans que le monstre ne puisse répliquer, puis spam de coups. Sam ne pouvant pas blesser la majorité des ennemis, elle sera reléguée en arrière-plan, à essayer de les étourdir avant de redonner la main.

Plus problématique en revanche, cette lourdeur dans les animations se ressent dans les combats contre les boss. Les frames d’invincibilité étant très limitées, il n’est pas rare de se faire toucher par un ennemi, puis de se refaire toucher dans la foulée avant même d’avoir eu le temps de se retourner ou lui porter un coup. Certains affrontements seront même facilités en abandonnant Sam à l’entrée de la zone, pour éviter qu’elle ne soit coincée à encaisser les ennemis et projectiles qui arrivent en boucle et aspirent vos points de vie. Fort heureusement, la majorité des passages d’aventure ou des donjons ne tombe pas dans cette case.

Fan club officiel de Sam

L’ensemble de Eastward est donc plaisant, et l’on se laisse facilement guider à travers les environnements. Si le rythme des premiers chapitres peut être poussif, en particulier le chapitre 3 qui accumule les quêtes FedEx comme s’il en pleuvait, la suite est plus fluide et donne envie d’avancer. Comptez une vingtaine d’heures pour aller au bout de l’aventure sans s’attarder sur les quelques activités annexes.

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Barrageville, l’un des arrêts dans l’aventure, est l’un des passages les moins bien rythmés

On se gardera bien sûr de dévoiler le scénario, puisque l’intérêt dans un titre du genre réside aussi dans la découverte. S’il n’est pas révolutionnaire, il reste efficace. Et se permet même quelques écarts pour intégrer des passages au gameplay alternatif, hommages aux jeux de courses ou encore beat them all. Tout n’est forcément pas parfait dans le lot. Certains passages ou mécaniques auraient par exemple aimé être retravaillés. Que ce soit au niveau de leur rythme, ou de ces aller-retours constants à courir après un PNJ qui se retrouve finalement à votre point de départ. En découle donc un jeu agréable et qui ne laisse pas un mauvais souvenir. Mais que l’on parcourt presque plus pour sa direction artistique et l’adorable petite Sam que pour ce qu’il a à offrir.

Le bilan du test

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Une claque visuelle au goût d’inachevé

Véritable pépite visuelle, Eastward propose une aventure agréable avec des personnages hauts en couleur. Il parvient à nous tenir tout au long de son histoire pour découvrir son univers. Mais on aurait aimé que sa technique et ses combats soient à la hauteur de sa direction artistique. Résultat, c’est un titre sympathique qui fait passer un bon moment et marquera par ses visuels, mais pas forcément par le reste.

Les points forts

  • Un style graphique en pixel art très beau
  • Sam est adorablement adorable…
  • Une progression à deux personnages exploitée au fil des énigmes
  • L’histoire remplit son rôle et donne envie d’avancer

Les points faibles

  • Un système de combat et des animations rigides
  • …Mais souvent inutile en affrontement
  • Un rythme en-deçà dans certains chapitres
  • Quelques personnages vraiment clichés
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