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Test de Metroid Dread : Mission réussie pour le retour de Samus

Metroid Dread, cinquième opus 2D de la saga, arrive enfin sur Nintendo Switch. Mais le combat de Samus face aux EMMI en vaut-il le détour ?

Notre test de Metroid Dread - Mission réussie pour le retour de Samus

Après de très longues années, Metroid revient mais pas pour un épisode « Prime » ! En effet, Nintendo embarque cette fois-ci Samus Aran pour sa cinquième aventure en 2D, suivant fidèlement la trame narrative établie par Metroid : Fusion. Mercury Steam (Metroid : Samus Returns) est aux commandes pour cet opus Dread. La tension est donc très grande !

Ce test de Metroid Dread a été réalisé avec une version physique commerciale.

Samus Aran en grande forme

Avant de passer directement à Metroid Dread, il est important de préciser que le jeu n’est pas exclusif à la Nintendo Switch OLED. Le jeu, dans son marketing, est quasiment uniquement montré sur cette dernière. Cependant, rien ne vous empêche de profiter de l’expérience sur le modèle classique. Du côté Gamosaurus, c’est cette dernière option qui a été choisie. Il n’y a par ailleurs aucun contenu réservé ou caché, peu importe la version choisie. Enfin, pour l’instant, Nintendo n’a annoncé aucun DLC (gratuit ou non).

Metroid Dread ou Metroid 5 : Tout un contexte

Si Samus Aran connait son heure de gloire dans les Super Smash Bros et a lancé tout un genre de jeux-vidéo, les « Metroidvania« , mélange hybride entre Metroid et Castlevania depuis la NES, ses aventures en solo n’ont pas toujours été reconnues à leur juste valeur. Seuls 3 de ses jeux ont dépassés le million de ventes, sans jamais se heurter aux 3 millions. Pour une icone de l’entreprise, c’est une situation bien spéciale et ce malgré tous les opus 2D et Prime. Pire, les chiffres descendaient au fil des épisodes et même sur la Wii, Other M fut le clou final.

Depuis, la série s’est plus ou moins éteinte, ne vivant que par un remake de Samus Returns en 2017 et Super Smash Bros. Certains mentionneront Prime : Federation Force, oubliant qu’il s’agit plutôt d’un projet générique avec une apparence Metroid. Il faudra attendre l’E3 2017 pour avoir de très bonnes nouvelles, sous la forme de l’annonce d’une suite avec Metroid Prime 4. Malheureusement, cet épisode est toujours à venir suite à une reprise à zéro du développement. La vie est parfois injuste.

Metroid Prime 4 – Teaser d’annonce (E3 2017)

Vient alors l’E3 2021. Si beaucoup attendait un point sur le projet, l’apparition de Metroid Dread a finalement suffi à réanimer le cœur des fans de la licence. D’une part, par l’annonce d’un jeu, 18 ans après le dernier opus 2D. D’autre part, par son nom, « Dread » n’était pas inconnu pour les joueurs. En effet, celui-ci devait arriver pour la Nintendo DS, une dizaine d’années auparavant. Il se dotait même d’un teasing via un easter egg dans Metroid Prime 3.

Metroid Dread, quelques années plus tôt

Il en va sans dire que plus que jamais, Samus Aran aura une lourde charge sur ses épaules. Tout comme Mercury Steams, développant Dread. Entre autres, l’équipe devra continuer une histoire ressortie des archives, proposer un jeu suffisamment ouvert pour les joueurs nés entre deux épisodes et surtout célébrer la mythologie Metroid, son univers, et son gameplay.

Metroid Dread – Trailer d’annonce (E3 2021)

Un Métroidvania classique mais efficace

Pour définir convenablement le genre, il faut par extension expliquer le gameplay core d’un Metroid. Vous avez plusieurs zones à explorer avec des boss et monstres pimentant votre parcours. Certaines régions seront bloquées. Cependant, votre personnage s’améliorera grâce à des extensions permanentes permettant, via un peu de retour en arrière, d’avancer dans l’histoire et les différents lieux. Metroid Dread ne fait pas exception à cette formule, la respectant méticuleusement. Un peu rigide côté déplacement suite à la perte de ses pouvoirs, Samus devient une guerrière ultra-mobile en milieu de jeu donnant un sentiment de puissance jouissif en repassant dans les premières zones disponibles. Bien sûr, tout cela entrant directement en contraste avec les boss et EMMI, puissante sentinelle robot. Ces derniers vous rappelleront que vous êtes relativement insignifiant en terme de pouvoir.

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Une interface qui sera votre seule aide

L’épisode se distingue de ses prédécesseurs par progression bien plus linéaire. Si les nouveaux joueurs ne seront pas forcément guidés, la logique du game design aide très largement à se repérer dans les lieux à visiter dans un sens bien précis. Plus généralement, chaque power-up aura des espaces spéciaux à déverrouiller, et les suivre vous mènera toujours dans la bonne direction. Toutefois, au moins une fois dans votre aventure, vous serez amené à vous perdre. Il sera alors un peu frustrant de raser tous les murs possibles pendant un long moment pour trouver ce que le jeu veut que vous fassiez. Dans ce cas, prenez une pause et revenez le cerveau frais en regardant bien la carte, notamment ses sections inexplorées.

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Des insectes et des robots ; peu importe, ils veulent votre mort

Le bestiaire est toujours assez complet, autant boss que monstres réguliers. Cette belle diversité se renforcement même avec un renouvellement en cours d’aventure. Une bonne dose de difficulté est même proposée, autant chez les EMMI, ennemis communs ou combats encadrés. Finalement, avec du recul, c’est quelque chose d’assez rare dans les jeux Nintendo hors modes additionnels, avec une évolution adaptée au fil de votre aventure. Metroid Dread vous résistera, pour votre plus grand plaisir.

Quoi de neuf ?

Bien sûr, le centre de tous les publicités du jeu se décrit via les EMMI. Les robots chasseurs sont bels et bien terrifiants, introduits dès les premières minutes de jeu. Cependant, leurs capacités sont concentrées dans des zones réduites, loin d’un Nemesis de Resident Evil vous suivant en permanence. De plus, un moyen de les abattre est tout aussi rapidement introduit. Ils seront certes impressionnants et mortels, sans pour autant être invulnérables.

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Mort EMMInente

Néanmoins, le jeu vous mettra régulièrement dans des situations imposant un passage par ces zones EMMI. Vous n’aurez alors que vos capacités spéciales pour fuir, et ainsi éviter autant que possible le contact. Ce ne sera pas une chose facile : les chasseurs sont rapides et avec une intelligence artificielle redoutable, sans compter d’éventuels compétences supplémentaires pour vous repérer. Si le jeu vous laisse entrevoir un espoir lors d’une capture, il est presque impossible de ressortir d’une rencontre à 100% avec un parry parfait.

Sur les autres points, Metroid Dread emprunte beaucoup à Samus Returns sans jamais vraiment lui ressembler et avec comme majeur avantage de ne pas être sur 3DS. Vous pourrez principalement noter l’ajout d’une glissage très appréciable. Une option de mouvement si intéressante qu’on pourrait se demander pourquoi elle n’est pas là depuis Super Metroid.

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Une très belle animation…
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menant à votre point de respawn

Enfin, on pourra noter une fois une première aventure finie la présence d’un mode Difficile. Après quelque tests, celui-ci n’a pas l’air de vraiment impacter tant que ça la progression. Les monstres font plus mal et c’est à peu près tout. Absence totale d’upgrade des EMMIs ou autres, c’est finalement assez léger. Heureusement, Metroid Dread est déjà assez difficile de base.

Une ambiance réussie

La Planète ZDR nous offre de très beaux décors, challengeant les capacités de la Nintendo Switch. En complément aux très nombreuses animations proposées par Samus, les différents boss et monstres, Metroid Dread est sans doute un des plus beaux jeux de la plateforme. On notera toutefois quelques baisses de framerate en mode docké, la 1080p/60fps semblant être très demandant malgré l’aspect globalement 2D du titre.

A peine rentrée, déjà repérée.

Dans tous les cas, l’ambiance « Dread » est sans doute le maitre mot pour le design des environnements, musiques et cinématiques. Encore une fois, Samus est seule, confinée avec des ennemis meurtriers à sa poursuite. Tout le long de l’histoire, une tension se fait sentir à chaque ouverture de porte EMMI, accompagnée par le sound design maitrisé. Manette en main dans une pièce peu éclairée, les sensations sont bien là et on ressort d’une expérience comme on aime les ressentir.

Pour ceux qui s’inquiètent qu’une telle ambiance puisse empiéter sur la bande sonore : qu’ils se rassurent avec plus de 3 heures de musiques originales, avec quelques reprises de thèmes de la série. Cette diversité permet d’accompagner convenablement chaque point de l’aventure tout en gardant certaines pistes en tête même après un combat bien compliqué.

Des combats de boss bien impressionnants

Enfin, on appréciera grandement le doublage en version française, au moins en partie. En effet, pour certains passage, l’équipe de développement a un peu triché via un langage « tiers » avec de simples sous titres. Finalement, il n’y a vraiment qu’un seul personnage qui tire profit de ce choix, et il n’est pas vraiment… humain ?

Une main tendue pour se plonger dans Metroid

Afin d’éviter tout spoil, ce test a soigneusement évité de traiter de l’histoire proposée par Dread. Certains la trouveront suffisante, d’autres excellente et quelques irréductibles décevante pour l’attente. Sachez que vous n’en ressortirez pas indifférent et que dans l’ensemble du titre, elle fait très bien son travail. Pour les néophytes, le jeu fera un travail de remise en contexte via quelques dizaines lignes de texte. Après la dernière cinématique, c’est finalement tout ce dont on a besoin pour l’apprécier.

Une carte à mettre à jour impérativement

Cette accessibilité est un facteur clef pour Metroid Dread. Malgré sa cinquième place dans la saga, l’équipe de Mercury Steam a tout mis en place pour attirer et contenter du sang neuf, à commencer par l’absence de numérotation de l’opus. La prise en main est claire, efficace et on saute directement dans le cœur de l’action. On regrettera par contre la complexité du mappage des contrôles du kit de Samus. Si une manette Switch « Pro » rend le tout déjà peu intuitif, un essai sur Joy-con s’est vite soldé par une expérience assez désorientée.

« Bientôt » ?

Dans tous les cas, Metroid Dread est sans doute le plus accessible de sa série et aura sans aucun doute du succès des joueurs plus occasionnels. Sa durée de vie devrait aussi permettre à beaucoup de le finir, avec 8h de jeu pour arriver au bout en mode normal, 12h pour un 100% et environ 7h pour une aventure en difficile. Une expérience courte mais dans la moyenne des autres Metroid. Ne comptez pas sur d’autres contenus comme des succès ou objectifs secondaires, Nintendo s’est concentré sur l’essentiel.

Le bilan du test

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Un très bon jeu, tout simplement

Metroid Dread est une grande et belle surprise de 2021. Proposant le tant attendu cinquième opus 2D d’une série que l’on pensait abandonné, les équipes de Mercury Steams semblent avoir réussi tous les paris. De l’accessibilité à l’addictivité en passant par le gameplay et l’ambiance, la Nintendo Switch (dont OLED) a ici son jeu de l’année. On ne peut que vous recommander l’expérience offerte par le titre.

Les points forts

  • Un Gameplay maîtrisé
  • Un level design impeccable
  • Le mélange 2D/3D graphiquement réussi
  • De la bonne difficulté
  • Une vraie progression depuis Samus Returns
  • Le récap de l’histoire pour les non-initiés
  • L’histoire en elle-même
  • Des idées de Boss intéressantes
  • Les EMMI (Intelligence, Mécanique)

Les points faibles

  • Un peu linéaire avec du backtracking
  • Un jeu Nintendo (Pas de succès ou autres fonctionnalités apparues dans les 20 dernières années)
  • Les contrôles un peu farfelus
  • Le mode Difficile un peu léger
  • La durée de vie
  • L’attente pour le prochain opus
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